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Publié : 2 janvier 2016

Lutte contre les poux

Documentation issue du site de l’INPES

Brochure à consulter

Régulièrement, la lutte anti-poux est relancée. L’école et ses 12 millions d’élèves, est un lieu de fréquentation très prisé par ces petits insectes inoffensifs mais tenaces et envahissants. Même avec une hygiène irréprochable, aucune tête n’est à l’abri. Comment les détecter, s’en prémunir, les combattre une fois qu’ils ont envahi nos cheveux ? C’est l’objet de la nouvelle brochure de l’Inpes.

Les poux véhiculent, à tort, une image de précarité et d’hygiène douteuse. Si cela reste vrai pour les poux de corps et du pubis, les poux de tête sont fréquents et affectent enfants et parents de tous milieux. Le pou de tête, petit parasite inoffensif mais gênant, ne transmet aucune maladie infectieuse à la différence du pou de corps. C’est un insecte hématophage, c’est-à-dire qu’il se nourrit du sang de son hôte, prélevé lors de petites piqûres sur le cuir chevelu. Ce sont elles qui provoquent des démangeaisons en raison d’une réaction inflammatoire locale. La découverte de poux vivants, visibles à l’œil nu après peignage, ainsi que de lentes collées aux cheveux mais ne coulissant pas le long du cheveu, apporte la certitude diagnostique de la pédiculose de tête. Les femelles adultes pondent des œufs, appelés lentes, qui éclosent et donnent des larves adultes en 8 à 10 jours. La recherche de poux et de lentes visibles à l’œil nu soit par inspection, soit par peignage de la chevelure des enfants avec un peigne spécial anti-poux sur cheveux humides est recommandée.

La promiscuité et la vie en collectivité sont les deux grands facteurs favorisant la transmission des poux. Si le pou ne vole pas et ne saute pas, il passe volontiers d’un cheveu à un autre lors des jeux des enfants, des câlins avec les parents… De plus, en collectivité et dans les fratries, les enfants ont tendance à partager pulls, bonnets, peignes, brosses… et poux. Ces derniers se propagent ainsi très rapidement à l’école. Peu importe l’âge, le sexe, le milieu social ou le lieu de vie, tout le monde peut en attraper. Cette épidémie peut s’inviter chez les enfants scolarisés entre 3 ans et 11 ans.

A l’occasion de la rentrée scolaire, le ministère de la santé et l’Inpes mènent une campagne d’information et de prévention des poux. Pour limiter l’invasion et la propagation des poux, l’Inpes met à disposition des parents une brochure consignant les conseils de prévention élémentaires afin d’éviter la transmission des poux : comment éviter de les attraper et comment s’en débarrasser. Car même s’il n’existe pas de traitement pour prévenir les poux, des mesures de prévention, essentiellement des mesures d’hygiène, peuvent empêcher ou au moins diminuer les risques de contamination : surveillez les cheveux de façon régulière, bien les brossez et les attacher s’ils sont longs, demander à l’enfant de ne pas échanger écharpe, foulard et bonnet avec ses camarades. Si malgré tout, les poux sont là, appliquer immédiatement le traitement (application de produits locaux - lotions, solutions en spray, shampoings- vendus en pharmacie sur le cuir chevelu et démêlage des cheveux avec un peigne anti-poux). L’idéal est de traiter toutes les personnes de la famille et de l’entourage le même jour, car une tête non traitée peut à nouveau transmettre des poux et tout est alors à refaire. L’enfant peut aller à l’école dès le lendemain du traitement et il convient de prévenir le directeur de l’école, crèche ou tout autre lieu collectif fréquenté par l’enfant afin que des mesures de prévention soient prises et que les autres parents soient informés. Ceux-ci pourront alors à leur tour surveiller les cheveux de leurs enfants et prendre les mesures nécessaires.
La brochure « Les poux » de l’Inpes est téléchargeable et mise gratuitement à disposition des parents dans les écoles, crèches, centres de loisirs, chez les pédiatres et les pharmaciens.